Le coing, un des rares fruits qui, selon Hildegarde de Bingen, convient, même cru, aux bien-portants et aux malades

dimanche 1er octobre 2017
par  Genevieve
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Voici un fruit de saison, particulièrement intéressant à intégrer dans nos menus.

En effet, peu chargé en sucres, le coing est une source de minéraux, d’oligoéléments et de vitamines. Malheureusement, une bonne partie de sa vitamine C s’évapore à la cuisson, étant donné qu’il est le plus souvent consommé cuit. Le coing contient également des composés phénoliques ayant des propriétés antioxydantes.

En plus de ses vitamines, minéraux et oligoéléments, le coing contient de nombreuses fibres et mucilages. C’est en particulier un fruit riche en pectine, un type de fibre qui a la propriété de former un gel en emprisonnant l’eau. La pectine aurait de nombreux bienfaits sur la santé notamment sur la diminution des niveaux de cholestérol sanguin ainsi que de la glycémie. La pectine aurait aussi la capacité de retarder la vidange gastrique et ainsi favoriser la satiété. Elle a aussi été étudiée en lien avec certains types de cancer notamment le cancer du colon. Finalement celle-ci aurait aussi la capacité de former une barrière physique protégeant les cellules intestinales contre une infection microbienne.

Le mucilage des coings a un effet astringent et anti-inflammatoire sur les maux d’estomac et les diarrhées.

Le coing a également la propriété de réguler le taux d’acide urique dans le sang, c’est donc un excellent remède pour soulager les douleurs rhumatismales et la goutte.

Enfin, les coings étant très riches en fer, ils constituent un bon remède contre l’anémie.

Voici ce qu’en disait Hildegarde de Bingen : « son fruit est chaud et sec, il a un bon tempérament, et, quand il est mûr, même mangé cru, il ne fait de mal ni aux malades ni aux bien-portants. Cuit ou grillé, il est très bon à manger pour les bien-portants et pour les malades ». « De fait, celui qui est attaqué par la goutte (les rhumatismes) doit souvent manger de ce fruit, cuit ou grillé ; ainsi la goutte s’apaise en lui, si bien qu’elle ne blesse pas ses sens et n’abîme pas ses membres ».

Après avoir été râpés, les coings bien mûrs peuvent être mangés crus, associés à une crème chantilly par exemple. Ils constituent alors un succulent dessert. Si l’on dispose d’un extracteur, on peut essayer de faire de délicieux jus en associant les coings, toujours bien mûrs, à des pommes ou à des carottes par exemple.

Cuit, le coing est alors consommé en compotes, purées de coings, confitures, pate de fruits… Les pelures et les pépins seront cuits avec les coings car ils contiennent la pectine qui fait du coing un précieux mucilage.

Le coing peut aussi se proposer poché, avec du chocolat fondu ou du vin, à la manière des poires ou en salade de fruits rafraîchie, poché dans un sirop vanillé et accompagné d’une gaufrette de pain d’épices !

Pour lui conserver un maximum de minéraux préférer une cuisson à la vapeur ou dans très peu d’eau, car la cuisson à l’eau entraîne une dissolution des minéraux dans le jus de cuisson.

Le coing s’associe traditionnellement avec du gibier (chevreuil, sanglier), des viandes rôties au four (veau, agneau, porc), du magret de canard…

Voici 2 recettes originales,

La tarte aux coings de Ste Hildegarde et les petites boules de coings aux amandes....

( si le sujet vous intéresse, ou envie de découvrir la suite du billet, merci de me contacter afin d’en savoir davantage... ou d’utiliser le forum de discussion ci-après )


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